L'interview du mois d'Octobre
La dernière interview, c'était après le Tour de France. Qu'as-tu fait depuis? …
Pas grand-chose hormis beaucoup de critériums. J'ai profité de mon bon Tour de France qui m'a permis d'être invités par de nombreux organisateurs, donc de faire un maximum de critériums. D'autant que mon équipe m'a laissé relativement libre après le Tour. J'ai tout de même participé au Tour de l'Ain et au GP de Plouay… mais j'avoue sans grande motivation. Les critériums m'ont beaucoup fatigué.
Ce fut difficile de trouver la motivation après un tel début de saison?
Disons que si je n'avais pas signé dans une autre équipe dés le mois de juillet, je me serai certainement remotivé. Mais dans ma situation, avec le début de saison que j'avais fait, j'ai préféré me relâcher. Et puis, j'ai déjà la tête en 2007.
Es-tu resté en bon terme avec les dirigeants d'Agritubel?
Bien sûr, ça reste une équipe que j'aime beaucoup. J'ai pas mal d'affinités avec certains dirigeants, même si sur le Tour, j'étais un peu déçu qu'ils ne fassent pas un petit effort pour me garder. En fait, je pense qu'ils ne me croyaient pas capable de partir. Cela dit, une offre du Crédit Agricole, c'est difficile de refuser. Même si je n'ai jamais été vraiment favorable au Pro-Tour, ça reste une expérience à découvrir. J'ai hâte d'y être...
- Le bilan 2006 d'Agritubel sera positif avec, en plus, la récente victoire de Duenas au Tour de l'Avenir...
Nous n'avons beaucoup de victoire mais celle que l'on a sont belle : une étape au Tour, une autre au critérium international, puis le Tour de Bavière et le Tour de l'Avenir... L'équipe a passé un pallier cette année. C'est l'expérience qui commence à payer.
Tu vas faire ta dernière course de la saison au mexique. Est-ce plutôt une récompense pour les coureurs qui ont marché cette saison? Quel objectif?
Oui, effectivement, c'est plus un cadeau de la part des dirigeants qu'un objectif. Maintenant, certains coureurs sont très motivés comme Alberto Martinez. Alors il faut un minimum de condition pour l'aider. C'est la raison pour laquelle je roule encore un peu avant de partir
Tu ne regrettes pas de ne pas avoir disputé les championnats du monde?
Je ne suis pas un coureur de fin de saison, j'ai beaucoup de mal à me motiver, passé le mois d'août. Alors les championnats du Monde, je n'y pense même pas. L'an prochain, je vais demander à faire la Vuelta. Ça peut être un bon moyen pour se motiver en fin de saison, et si ça marche, pourquoi pas postuler. Mais bon, ça, c'est encore loin.
Quel est ton programme, après le mexique?
Déjà, avant de partir, je vais prendre un premier contact avec le Crédit Agricole puisque nous devons faire la photo d'équipe. Puis, au retour du Mexique, je vais prendre quelques jours de vacances et dés mon retour, je vais reprendre la préparation hivernale, pour être performant dés le début de saison.
Début septembre, il y aussi eu le Tour du Gévaudan que tu as organisé avec Benoît Malaval. Avec le recul, quel bilan tire-tu de cette première édition?
Très positif. Ce fut une grande réussite mais j'ai laissé beaucoup d'énergie dans cette organisation. L'an prochain, ce sera plus difficile pour moi de m'y investir autant, car je risque de courir pas mal à cette date-là, mais le succès de cette année motive beaucoup de personnes à s'investir d'avantage.
Donc partant pour un deuxième?
On ne peut plus reculer maintenant. Notre objectif est toujours le même : faire passer l'épreuve chez les professionnels un jour. Et pour atteindre cet objectif, il faut encore travailler.